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Manon Deniau

Manon Deniau a été journaliste en presse écrite pendant quatre ans avant de devenir chargée de communication à Roudour. En 2018, alors qu’elle travaille à Carhaix, elle entend la langue autour d’elle et c’est pendant une période de chômage qu’elle en profite pour suivre une formation intensive de neuf mois à Brest en 2019-2020.

Elle a rejoint l’équipe en octobre 2020.

"L'équipe laisse sa chance à ses salarié.es, leur fait confiance, les forme en interne et c'est génial !"

Pouvez-vous présenter ?
Je m’appelle Manon Deniau, j’ai 27 ans et je suis originaire de l’Ille-et-Vilaine, Tinténiac, une commune située sur l’axe entre Rennes et Saint-Malo.

Comment avez-vous appris le breton ?
J’ai appris la langue bretonne en 2019-2020 en formation intensive de neuf mois à Stumdi à Brest. Je n’ai malheureusement personne dans ma famille qui la parle. Mes deux grand-mères ont beau être bretonnes, l’une vient de Vitré, en pays gallo, et l’autre de Brest, mais mon arrière grand-père paternel parlait français car il travaillait à l’Arsenal. Je ne pense pas que ma grand-mère paternelle connaissait le breton, peut-être l’a-t-elle entendu… Je n’ai jamais pu lui demander car elle est décédée avant que je m’y intéresse.

Qu’est-ce qui vous a donné envie de l’apprendre ?
J’ai travaillé dans un journal à Carhaix pendant sept mois et alors que je couvrais certains évènements, j’entendais parler la langue. Je revenais tout juste d’Irlande, où j’ai vécu plus d’un an et demi, et je savais que j’avais envie de m’installer en Bretagne. Et, en Irlande, j’ai également appris un peu l’irlandais. Comprendre l’une de mes deux langues régionales m’a semblé évident.
Il y avait également un argument professionnel : parler breton était une façon de pouvoir trouver du travail dans la région sans être envoyée de contrats courts en contrats courts à des milliers de kilomètres ! Bref, tout un ensemble de choses qui m’ont fait passer le pas. J’ai choisi de ne pas renouveler les CDD que j’enchainais pour faire cette formation.

Qu’est-ce que le breton vous a apporté ?
Apprendre le breton m’a fait découvrir des conteurs.euses et des écrivain.es que je ne connaissais pas du tout car je ne suis pas du tout branchée culture bretonne. Naig Rozmor et Yann-Fañch Kemener sont des personnes qui m’émeuvent beaucoup quand je les entends. J’aurais vraiment aimé les rencontrer mais je me contente d’écouter des enregistrements ou lire leurs écrits.

Connaître le breton va également me permettre de faire du collectage. En tous les cas, c’est un de mes projets qui est dans les tuyaux. Aller voir les ancien.nes, les écouter parler de la vie d’autrefois, crée un lien différent avec eux et cela devient un travail de mémoire vital en Bretagne. Ces témoignages sont précieux.

De plus, le breton apporte, je trouve, une liberté : il y a énormément de choses à imaginer en langue bretonne ! J’aimerais beaucoup me diriger vers l’éducation aux médias, que je fais déjà en français, mais cette fois-ci en breton.

Quels sont les avantages de la formation Roudour ?
Le message de Roudour, pour moi, est vraiment : « apprendre le breton en s’amusant ». Les stagiaires sont beaucoup amenés à jouer, écrire, mimer, dessiner ! C’est vraiment très stimulant. On n’apprend pas mieux qu’en prenant du plaisir à venir tous les jours en cours. J’aime aussi le fait que les formateurs.rices s’adaptent au quotidien. Ils peuvent décider d’aller se promener si le temps est beau. Il y a une spontanéité et une souplesse dans le programme. En tant que stagiaire, c’est vraiment ce qu’on recherche.

Qu’aimez-vous dans votre travail ?
Être chargée de communication n’est pas le métier que j’ai appris, il est différent de celui de journaliste. J’apprends donc beaucoup en faisant. L’équipe laisse sa chance à ses salarié.es, leur fait confiance, les forme en interne et c’est génial ! Tous les jours sont différents dans mon travail. Je ne m’ennuie jamais. Tout reste à imaginer ! Roudour place vraiment l’innovation au centre de sa pédagogie et avec son équipe.