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Recherche sur le site de Roudour

Témoignages d’anciens stagiaires

Retrouvez des témoignages d’anciens stagiaires qui ont été en formation intensive de six ou neuf mois au sein de nos centres de formation.

Marion Dourmap : “Le breton a été l’occasion d’entamer une reconversion professionnelle”

Marion Dourmap, 34 ans, a été l’une de nos stagiaires dans notre centre de formation quimpérois pendant l’année scolaire 2018-2019. Cette animatrice nature de formation a entamé une reconversion professionnelle grâce à l’apprentissage de la langue bretonne, langue de ses grand-parents, et est devenue professeure des écoles.

Pouvez-vous présenter ?
Je m’appelle Marion, j’ai 34 ans. Je suis maman d’un petit garçon de trois ans. J’ai appris le breton à Roudour, dans le centre de formation à Quimper, il y a deux ans. Auparavant, j’étais animatrice nature en Bretagne et en Savoie.

D’où êtes-vous originaire ?
Je suis originaire de Guissény, dans le pays Pagan.

“Le breton, c’est la langue de mes grands-parents, j’avais envie de l’apprendre et la transmettre à mon fils !”

Pourquoi avez-vous choisi d’apprendre le breton ?
Cela faisait plusieurs années que je voulais apprendre le breton mais j’ai attendu de revenir vivre en Bretagne pour l’apprendre car je ne voulais pas l’oublier par manque de pratique. C’est la langue de mes grands-parents, j’avais envie de l’apprendre. Et comme je venais d’être maman, je voulais aussi la transmettre !
En tant qu’animatrice nature, je trouvais important de connaître le patrimoine linguistique de ma région. Et puis j’avais dans un coin de ma tête l’idée d’être professeure des écoles, et ce depuis longtemps. C’était l’occasion d’amorcer une reconversion professionnelle grâce à la langue bretonne.

“J’ai choisi Roudour car je voulais apprendre le breton sans un apprentissage trop scolaire”

Quels sont les avantages de la formation Roudour ?
J’ai choisi Roudour car je voulais apprendre le breton de manière immersive, en évitant un apprentissage trop scolaire. Les méthodes utilisées par Roudour sont intéressantes : elles permettent d’apprendre à parler de manière intuitive et d’avoir un vocabulaire très riche. Pour ma part, cet apprentissage m’a aussi permis de m’exprimer assez facilement à l’oral, sans me sentir complexée par les règles de grammaire que je ne maîtrisais pas bien. Cet apprentissage très axé sur l’oral m’a aidé à m’imprégner de l’accent, aspect essentiel de la langue.

Est-ce que l’apprentissage du breton vous a changé la vie ?
Oui ! Déjà, ça a changé ma vie professionnelle. J’ai enchaîné avec un master Meef (Métiers de l’enseignement) immersion en langue bretonne à Kelenn, à Quimper. J’avais fait l’effort d’apprendre cette nouvelle langue, je ne voulais pas la perdre. J’avais besoin de l’utiliser.
Je suis maintenant professeur des écoles Diwan et j’utilise le breton tous les jours. Je continue donc d’apprendre et je trouve ça passionnant. Cela m’a ouvert la porte d’une autre langue, d’une autre culture, d’une autre histoire. En l’occurrence, celle de mes grands-parents !. Maintenant, j’ai deux langues et cette richesse met en lumière chacune d’entre elles.

 

Laëtitia Garlantézec : “J’ai remporté la première place d’un concours de nouvelles en breton après six mois de formation”

Laëtitia Garlantézec, 36 ans, a terminé sa formation intensive de neuf mois à Lannion en juin 2020. Elle travaille depuis quatre ans comme rédactrice scientifique en auto-entrepreneuse. En plus d’être un réel atout sur le marché du travail, l’apprentissage de la langue lui a permis de se rendre compte qu’elle était capable d’écrire des histoires. Elle a même remporté le premier prix des nouvelles en breton organisé par Ti Douar Alre en 2020 !

Pouvez-vous vous présenter ?
Je m’appelle Laëtitia Garlantézec. Auparavant, je travaillais pour la FCPN, une association ardennaise en éducation à l’environnement où je rédigeais des ouvrages sur la nature et m’occupais de la communication. Auto-entrepreneuse depuis 2016, je travaille en tant que rédactrice scientifique.

D’où êtes-vous originaire ?
Je suis née à Pabu, près de Guingamp. Mais j’ai surtout vécu et grandi à Rennes où j’ai fait la plus grande partie de ma scolarité.

“Je voyais des offres qui demandaient la connaissance de la langue bretonne. Une opportunité s’est présentée, je l’ai saisie !”

Pourquoi avoir choisi d’apprendre le breton ?
Depuis longtemps, j’étais fascinée par cette langue. Ma grand-mère paternelle la parlait avec ses voisins, avec mon grand-père mais avec nous, ses petits-enfants, jamais. Elle changeait de langue de suite à notre approche. C’en était mystérieux. À Bordeaux, j’ai entendu lors d’une conférence un intervenant basque parler de l’intérêt du bilinguisme avec une langue régionale. C’était ancré : j’apprendrai le breton. Il me fallut attendre quelques années encore : mon licenciement économique, mon retour en Bretagne et des recherches d’emploi qui n’aboutissaient pas. Je voyais des offres qui demandaient la connaissance de la langue bretonne. Une opportunité s’est présentée, je l’ai saisie !

“La méthode qui lie gestes et parole m’a donné envie de m’inscrire à la formation”

Quels sont les avantages de la formation Roudour ?
J’aurais eu du mal à apprendre seule. J’apprends en faisant, en interaction. Une formation immersive était l’occasion d’utiliser la langue de manière concrète : parler avec d’autres personnes. Et la méthode qui lie gestes et paroles m’avait vraiment interpellé. C’est ce qui m’a donné envie de m’inscrire à Roudour. Et ce fut vraiment efficace avec moi. Ça m’a manqué pendant le confinement. J’aimais beaucoup aussi le fait de travailler sur plusieurs compétences en parallèle : comprendre, parler, écrire… J’étais drôlement fière du premier sketch écrit à trois au bout de trois jours seulement !

Est-ce que l’apprentissage du breton vous a changé la vie ?
Grandement. Déjà une autre manière de penser, de voir le monde. J’aime lire et découvrir des auteurs dans leur langue originelle est géniale. J’adore écrire aussi. J’ai participé à un concours de nouvelles en breton au bout de six mois de formation. J’ai remporté la première place ! Je n’avais jamais osé participer à un tel concours avant. Je ne pensais même pas être capable d’écrire des histoires !
Je me suis inscrite à un groupe de conversation à Bourbriac pour continuer l’apprentissage et choper les mots et l’accent locaux. Bref, j’ai vraiment élargi mon horizon de la plus belle des manières : en le reconnectant avec mes origines.

 

Joëlle Le Berre : “Dès la fin de mon apprentissage, j’ai trouvé un remplacement

Il n’est jamais trop tard pour se reconvertir et trouver du travail en breton ! Joëlle Le Berre, 57 ans, en est la preuve. Cette ancienne salariée dans le tourisme a franchi en 2017 les portes de Roudour à Carhaix-Plouguer. Dès la fin de la formation, elle a trouvé du travail dans le domaine scolaire, en tant qu’Atsem puis comme AESH (assistante des élèves en situation de handicap), où elle exerce depuis novembre 2018 à l’école Diwan de Carhaix.

Pouvez-vous présenter ?
Je m’appelle Joëlle Le Berre, j’ai 57 ans et j’habite à Berrien.

D’où êtes-vous originaire ?
Je suis originaire de Scrignac.

Pourquoi avez-vous choisi d’apprendre le breton ?
J’ai décidé de faire la formation Roudour en septembre 2017 car, après un parcours professionnel assez « éclectique » dans le tourisme ou comme assistante d’éducation notamment, j’ai souhaité apprendre la langue qui avait bercé mon enfance dans le but de travailler en breton dans le milieu scolaire. En effet, lorsque j’étais jeune mes parents échangeaient en breton entre eux, ainsi qu’avec toute la famille, excepté avec nous, les enfants. J’étais donc capable de comprendre pas mal de choses en breton, mais je ne savais pas faire une phrase correcte, ne maîtrisant ni la grammaire, ni la conjugaison.

“J’ai dû attendre 2017 avant de faire une formation sur le long terme et je ne regrette pas !”

Quels sont les avantages de la formation Roudour ?
Il y a environ 15 ans, j’avais participé à un stage de breton sur un week-end avec Roudour à Carhaix et cela m’avait beaucoup plu car j’avais trouvé la méthode d’apprentissage intéressante et vivante. A cette époque-là, je travaillais dans le tourisme et n’avais pas la possibilité de me former sur du long terme. J’ai dû donc attendre 2017 pour prendre la décision et je ne regrette pas !

“Entendre les enfants parler breton m’émeut toujours”

Est-ce que l’apprentissage du breton vous a changé la vie ?
Oui, le fait d’avoir suivi la formation a changé ma vie ! Dès la fin de mon apprentissage, j’ai trouvé un remplacement en tant qu’Asem à l’école Diwan de Commana, puis j’ai aussitôt enchaîné sur le métier d’AESH (assistante des élèves en situation de handicap) à l’école Diwan de Carhaix où je suis entrée en novembre 2018. Je ne regrette nullement ce choix car j’aime beaucoup travailler avec les enfants, et j’avoue que les entendre parler breton m’émeut toujours… J’avais déjà un bagage solide en breton à la fin de la formation et j’ai également énormément appris « sur le tas » par la suite. J’en apprends tous les jours un peu plus.