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SEDRIG LAUR

GERANT

Sedrig Laur, le gérant, a rejoint la scop en février 2001. Natif de Landerneau, il est recruté en tant que formateur par Roudour suite à sa licence de breton obtenue à L’Université de Rennes 2, après avoir enseigné en cours du soir et en stages. Il est alors formé aux techniques d’enseignement d’Apprentissage Accéléré par Lan Tangi. Après un passage à Douarnenez, il retrouve Carhaix où il assure l’apprentissage des groupes en formation longue et stages courts. Titulaire d’un master en management de coopérative de l’IAE de Brest, il est aussi gérant et directeur de la stratégie et du développement.

“Nous avons placé le bien-être de l'apprenant·e au centre de notre pédagogie”

Ce Landernéen d’origine garde le même fil rouge depuis ses débuts au sein de la scop : aider le plus grand nombre à apprendre le breton grâce à une pédagogie bienveillante.

Pouvez-vous vous présenter ?
Je suis Sedrig Laur, gérant de la scop Roudour. J’ai rejoint l’organisme de formation à Huelgoat en tant que formateur en 2001 au sortir de mes études. J’ai successivement été formateur, responsable administratif, directeur de l’enseignement et directeur stratégie et développement.
La fonction de gérant est bénévole, celui-ci est élu au sein des associés pour quatre ans. Mon premier mandat remonte à 2008, le mandat en cours a été renouvelé l’an dernier et court jusqu’à janvier 2024.

D’où êtes-vous originaire ?
Je suis originaire de Landerneau et j’ai vécu à Plouédern jusqu’à mes 18 ans. J’ai ensuite étudié à Rennes pendant près de cinq ans. Suite à mon recrutement sur Huelgoat, j’ai vécu dans les Monts d’Arrée pendant huit ans. Après trois ans à Douarnenez, je suis revenu en Centre-Bretagne et vis à Carhaix depuis huit ans.

Comment avez-vous appris le breton ?
J’ai commencé par prendre des cours du soir pendant mon année de terminale, à raison d’une heure par semaine. A la fac, j’avais entrepris d’étudier l’Histoire et j’avais choisi le breton en option. J’ai alors découvert que je pouvais en faire l’objet de mes études et j’ai donc changé d’orientation pour suivre un cursus universitaire de breton. J’y ai acquis de bonnes bases théoriques et pour la pratique, les mauvaises langues diront que ça se faisait dans les cafés après les cours… et elles n’auront pas tout à fait tort !

Qu’est-ce qui vous a donné l’envie d’apprendre la langue ?
La curiosité. Petit, j’entendais partout des gens de mon entourage qui parlaient breton : chez la nourrice où les jurons tels que “Tribledie” ou “puten ‘c’hast” ne manquaient pas ou encore chez les grands-parents où chaque partie de domino était ponctuée de conversations en breton « pour ne pas qu’on comprenne ».
Il y avait aussi les panneaux barbouillés et je me demandais quelles en étaient les raisons. Je me suis aussi intéressé assez tôt à l’histoire de Bretagne et là encore, je me suis posé des questions. Tout ceci m’a donc amené à apprendre la langue dès que je l’ai pu.

Qu’est-ce que le breton vous a apporté ?
En premier lieu, des réponses à toutes ces questions; Cela m’a permis de me sentir en accord avec mon environnement et avec ma perception du monde. De façon plus triviale, cela m’a apporté des diplômes et un emploi.
Quand j’ai commencé à apprendre le breton, j’aurais été super fier de pouvoir transmettre la langue ne serait-ce qu’à une personne. En 20 ans chez Roudour, c’est près de 3 000 personnes que j’ai accompagné d’une manière ou d’une autre et c’est toujours gratifiant d’aider les autres à atteindre leur but. D’un point de vue personnel, transmettre le breton à mes enfants nous a permis de reconstituer la chaîne de transmission linguistique qui n’aurait jamais dû être brisée à mon sens.

Quels sont les avantages de la formation Roudour ?
Nous avons placé le bien-être de l’apprenant·e au centre de la pédagogie. Le principe est d’accompagner les stagiaires dans leur apprentissage en utilisant les méthodes les plus adaptées, en se basant sur les 25 ans d’expériences de la scop. De même, pour chaque nouveau formateur, nous commençons toujours par une phase d’accompagnement qui lui permettra une prise de fonction en douceur.

Qu’aimez-vous dans votre travail à Roudour ?
La diversité. Je suis tour-à-tour formateur, comptable, secrétaire, ingénieur pédagogique, commercial, acteur, animateur, balayeur, auteur, DRH, développeur… et avec toujours le même fil rouge : aider le plus grand nombre à s’approprier le breton.

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