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Notre équipe

ANDREV SEZNEG

FORMATEUR

Andrev Sezneg fait partie de l’équipe depuis juillet 2010. Après une première carrière dans l’industrie, il a appris et étudié le breton pour exercer le métier d’enseignant. Il obtient sa licence de breton auprès de l’Université Rennes 2. Tour à tour professeur des écoles, formateur, il a aussi animé des émissions de radio. Conteur reconnu, il égaie régulièrement les veillées bretonnantes. Andrev assure les formations longues et courtes de Quimper et de Cornouaille.

"Avec le breton, je me suis redécouvert l'âme littéraire !"

D’où êtes-vous originaire ?
Je viens de Plogonnec, entre Quimper et Locronan, dans le pays Glazik.

Comment avez-vous appris le breton ?
J’ai commencé à 27 ans par Skol Ober, qui donne des cours par correspondance car il n’y avait aucun centre de formation en breton à l’époque. Au milieu des années 1980, la démarche était militante à l’époque. Il n’existait pas encore de boulot dans le secteur et le grand boom des festoù-noz était passé. La langue, je l’ai entendue au quotidien, enfant, car mes parents étaient paysans et faisaient partie d’une génération qui le parlait encore tous les jours. C’était la langue de travail, la langue des champs. Mais on apprenait le français aux enfants. Moi j’ai toujours eu envie d’apprendre cette langue.

Qu’est-ce que la langue vous a apporté ?
Je me suis découvert l’âme littéraire avec le breton. Je me suis redécouvert ! C’était devenu beaucoup plus facile pour moi d’écrire. C’était une plante qui n’avait jamais été arrosée ! Ici, en sud-Finistère, nous avons deux plantes, le français et le breton, et nous pouvons arroser les deux.

Vous êtes également conteur. Profitez-vous de votre expérience pour l’intégrer aux cours ?
Oui. Au départ, je conte aux stagiaires en version bilingue puis uniquement en breton. La langue utilisée est simple car l’histoire doit être compréhensible par tout le monde, enfants comme adultes. C’est donc une bonne méthode pour les apprenants afin d’intégrer du vocabulaire nouveau.

Quels sont les avantages de la pédagogie Roudour ?
S’approprier la langue par le corps. Elle ne reste pas abstraite. La technique “TPR”, Total Physical Response, nous aide à cela et redonne à la langue sa vraie valeur. En associant un mot à un geste, les stagiaires mémorisent beaucoup plus facilement. Par exemple, nous disons “Savomp !” [NDLR : Levons-nous !] tout en se levant de sa chaise, “Azezomp” [NDLR : Asseyons-nous] en se rasseyant, “Diskouezit ar prenestr !” [NDLR : Montrez la fenêtre] en la montrant du doigt, etc. La “TPR” nous sert également à aborder la grammaire et les verbes conjugués, l’impératif, le futur… C’est lié l’action par le faire. La même logique que les enfants qui apprennent leur langue maternelle.

Qu’aimez-vous chez Roudour ?
Le travail change continuellement. Encore plus aujourd’hui avec Internet, les ordinateurs… On ne peut pas se lasser ! Parfois, il y a des moments durs comme pendant le confinement où nous avons utilisé tous les jours la plate-forme d’enseignement à distance Ambroug. Nous avons beaucoup travaillé, cela n’a pas été facile. Je préfère les formations en présentiel mais l’enseignement à distance permet un suivi plus personnalisé des stagiaires.

Quelles sont les raisons de s’inscrire dans nos centres de formation ?
L’esprit déjà concret de la langue, moins théorique, moins scolaire.

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